Mars(suite)

Mars(suite)
Mars a une histoire mouvementée. Après son accrétion et sa différenciation, elle a subi un bombardement météoritique intense, qui s'est terminé vers 3,5 milliards d'années. La planète a tiré la plus grande partie de son énergie de la phase d'accrétion et de différenciation, à laquelle est venue s'ajouter celle produite par la décomposition radioactive de différents éléments. Un magma visqueux s'est formé en son sein et des mouvements convectifs ont donné naissance à des phénomènes tectoniques (cette activité s'est développée pendant plusieurs milliards d'années). C'est à cette époque que la dissymétrie entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud serait apparue, suivie par une fracturation centrée dans la région du futur dôme de Tharsis.
Les premiers volcans se sont formés vers 3,9 milliards d'années. Ce volcanisme a produit de grands épanchements de lave très fluide de type basalte qui ont recouvert les terrains de l'hémisphère Nord. Le dégazage du sol a donné naissance à une atmosphère chaude, humide et bien plus dense que l'actuelle atmosphère martienne. Des pluies torrentielles ainsi que des crues ont modifié le relief martien. Cependant, Mars était une planète trop petite. L'énergie fournie par les différentes désintégrations radioactives (Uranium, Potassium, Thorium) était rayonnée dans l'espace de manière beaucoup trop efficace. A cause de sa petite taille et contrairement à la Terre, Mars n'arrivait pas à garder sa chaleur. La planète s'est alors refroidie, sans compter que les sources radioactives diminuaient au cours du temps. L'eau de l'atmosphère s'est condensé et la pluie s'est mise à tomber, entraînant la transformation du CO2 atmosphérique en carbonates. Le CO2 n'était pas régénéré par des activités volcaniques liées à la tectonique des plaques (mais seulement par un volcanisme de point chaud). Le refroidissement a encore augmenté suite à l'appauvrissement en CO2 et le cycle pervers continua. Simultanément, l'atmosphère s'est progressivement dissipée dans l'espace (Mars n'avait pas une gravité suffisante pour la retenir), l'eau a disparu de la surface et de la glace s'est sans doute formée dans le sous-sol.

C'est la fonte brutale de cette glace, peut être sous l'effet d'une activité volcanique, qui a provoqué des inondations catastrophiques à la surface de Mars. Les signes les plus anciens du volcanisme sont les plaines ridées de lave qui datent de 3,8 milliards d'années. Le bassin d'Hellas a ensuite été comblé par la lave et Hesperia Planum et Tyrrhena Patera se sont formés. L'activité volcanique dans les régions de Tharsis et d'Elysium Planitia a progressivement augmenté. Vers 3,5 milliard d'années, les petits volcans boucliers de la région de Tharsis sont apparus, ainsi que les formations étranges d'Isidis Planitia. Les volcans d'Elysium Planitia se sont formés il y a environ 2,5 milliards d'années (ainsi que Alba Patera). Le soulèvement du dôme de Tharsis (ou la déformation de la lithosphère suite à l'accumulation des formations volcaniques) a entraîné une nouvelle fracturation de la croûte et l'ouverture du grand canyon de Valles Marineris (qui sera ensuite soumis à l'érosion). Le soulèvement de la région de Tharsis est attribué à une anomalie chimique, dynamique ou thermique de la croûte, ou à la présence d'une cellule convective. Le dôme de Tharsis a eu un rôle très important dans la tectonique martienne. Il y a 1 ou 2 milliards d'années, les volcans géants comme Olympus Mons se sont finalement formés. L'activité volcanique de ces volcans a été relativement courte et ils se sont éteints il y a 800 millions d'années, même si l'on pense que les volcans Arsia et Olympus auraient pu être encore actif il y a 200 millions d'années.



Cette magnifique carte en couleur produite par l'altimètre laser de Mars Global Surveyor permet de présenter les principales caractéristiques du système de canyons Valles Marineris, baptisé ainsi en l'honneur de la sonde Mariner 9. Valles Marineris entaille le flanc ouest du dôme de Tharsis (1), un énorme bombement de la croûte martienne qui soutient plusieurs volcans géants alignés (de bas en haut, Arsia Mons, Pavonis Mons et Ascraeus Mons). Le système de canyons commence par le réseau arquée de fractures de Noctis Labyrinthus (2), puis continue sous la forme de plusieurs vallées encaissées parallèles les unes aux autres (4). L'ensemble se termine à l'est par une zone chaotique (4), source de nombreux écoulements catastrophiques dont la violence peut encore se deviner dans les traces qu'ils ont laissé en surface : Ares Vallis (5), site d'atterrissage de la petite sonde Pathfinder, Tiu Vallis (6), Simud Vallis (7) et Shalbatana Vallis (8). Toutes ces vallées de débâcle se jettent dans le vaste bassin de drainage que constitue la plaine de Chryse. Le formidable chenal de Kasei Vallis (9) semble quant à lui connecté avec le canyon Echus Chasma (10), situé à droite d'Hebes Chasma (11), la seule dépression fermée de Valles Marineris (on aperçoit à l'intérieur une énorme accumulation de sédiments). Echus Chasma contenait peut être un lac qui s'est brutalement vidangé, peut être en quelques jours seulement. Des torrents d'eau se sont alors ruées vers le nord, creusant dans le socle rocheux le chenal de Kasei. De nombreuses régions au sein de Valles Marineris sont situées un bon kilomètre en dessous des vallées de débâcle. L'eau a donc pu facilement stagner dans ces zones. L'hémisphère sud de la planète Mars surplombe de plusieurs kilomètres l'hémisphère nord, et la pente ainsi crée conditionne tous les écoulements d'eau
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# Posté le mercredi 16 février 2005 06:19

Le visage de Mars

Le visage de Mars
Le 25 juillet 1976, au cours de sa 35ème orbite, l'orbiteur Viking 1 survole vers 41° de latitude nord la fine bande de terrain qui sépare les hauts plateaux cratérisés de l'hémisphère sud des terrains bas et lisses de l'hémisphère nord. Dans ce secteur, connu sous le nom de Cydonia Mensae, la surface est disloquée en un grand nombre de collines, de buttes et de plateaux.
L'objectif de l'orbiteur était de certifier le site d'atterrissage de l'atterrisseur Viking 2. Si les scientifiques et les ingénieurs avaient bien sélectionné à l'avance des sites d'atterrissage pour les engins de la mission Viking, les orbiteurs devaient les certifier avant que les atterrisseurs n'entament leur descente vers la surface martienne. Cette précaution a largement contribué au succès de la mission, puisque les deux sites principaux choisis pour les atterrisseurs Viking 1 et Viking 2 se sont révélés au final bien trop accidentés.

Parmi les centaines d'images recueillies, l'une d'elles (le cliché 35 A 72, d'une résolution de 47 mètres/pixel) attire assez vite l'attention : on peut y voir une butte qui ressemble étrangement à un visage humain. Le scientifique Tobias Owen, alors membre de l'équipe chargée du traitement des images, se serait écrié "Oh mon dieu, regardez-moi ça !" en découvrant le visage sur la photographie de l'orbiteur Viking. L'image est suffisamment intéressante pour que le Jet Propulsion Laboratory (JPL) la rende publique au cours d'une conférence de presse le 31 juillet 1976. Pour les scientifiques, il ne s'agit que d'un caprice de la nature, une colline ayant pris une apparence humaine sous un jeu d'ombre et de lumière (le cliché a été pris aux alentours de 18h00 heure locale : le soleil était alors à 20° au-dessus de l'horizon et les ombres étaient déjà très allongées). L'image est présentée comme un exemple des formes familières auxquelles les planétologues sont parfois confrontés lorsqu'ils examinent les clichés de la surface des planètes du système solaire. Le visage a valeur d'anecdote et pour les scientifiques qui commentent l'image, il est impensable d'y voir autre chose qu'une amusante illusion d'optique.
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# Posté le mercredi 16 février 2005 06:26

Pour plus d'infos

pour les mordus de Mars (pas la barre chocolatée je précise) voici l'adresse où j'ai chopé tous ces pitis articles bien intéressants :
vous y trouverez tout sur tout en ce qui concerne la planète rouge...je n'ai pas le temps maintenant...mais dans un prochain article je parlerai du terraforming.
voila...bonne visite.
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# Posté le mercredi 16 février 2005 06:30

Mercure

Mercure
Bon revenons un peu au sérieux...c'est pas tout çà mais y en a encore des choses à dire...
donc intéressons-nous à Mercure :


Mercure est la première planète du système solaire (la plus proche du Soleil). A peine plus grosse que notre Lune, c'est aussi la deuxième plus petite après Pluton.
Du fait de cette proximité avec le Soleil il règne une température très élevée en journée (plus de 400°C) et à cause d'une atmosphère quasi-nulle la chaleur n'est pas conservée la nuit (jusqu'à -180°C),
Mercure n'a pas de satellites (la seule dans ce cas avec Vénus).
Mercure tourne si vite autour du Soleil que (quand elle en est le plus proche) le Soleil ira en arrière quelques instants, "hésitera" au moment du coucher (pour un observateur placé sur la planète).

Mercure est souvent "visible" au lever et au coucher du Soleil avec des jumelles ou à l'oeil nu très près du Soleil.

On pense qu'il pourrait y avoir de l'eau vers les pôles dans des cratères profonds.


Données :

Distance moyenne du Soleil: 0.39 UA (57 910 000 km)
En réalité l'orbite de Mercure est une ellipse très applatie. De ce fait à sa périhélie la planète est seulement à 46 million de km du Soleil alors qu'à son aphélie la distance est de 70 millions de km.
Diamètre: 4 878 km (Terre 12756km)
Rayon équatorial : 2 439,7 km
Temperature en surface : -180°C à 430°C
Période orbitale ("année") : 88 jours terrestres (87,969)
Vitesse orbitale : 47.89 km/s (la plus rapide du système solaire)
Période de rotation : 59 jours terrestres (58.6462)
Durée du jour (lever au coucher du Soleil) : 88 jours terrestres
Masse : 3,3 10e23 kg (Terre 18 fois plus lourde)
Densité : 5,44
Gravité : 3,70 m.s-2 (Terre 9,78)
Champ magnétique équivalent à 1% du champ terrestre
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# Posté le vendredi 18 février 2005 01:59

Vénus

Vénus
Deuxième planète du système solaire (entre Mercure et la Terre), Vénus est notre plus proche voisine.
Vénus tourne autour du Soleil sur une orbite quasi circulaire (la "moins elliptique" du Système Solaire). Elle reste donc à une distance quasi constante du Soleil (108 millions de km) tout au long de l'année vénusienne.
Peut être à cause d'une collision originelle son sens de rotation est rétrograde, à l'inverse de toutes les autres planètes du Sytème Solaire.
En dehors de la Lune et du Soleil, c'est l'objet le plus brillant de notre ciel.
L'épaisse athmosphère et des vents violents assurent une température presque constante et uniforme d'environ 460°C.
Vénus est souvent considérée comme la jumelle de la Terre car elle en partage quelques caracteristiques.
Vénus est à peu près de la même taille et de la même masse que notre Terre. Toutes deux ont un sol relativement jeune (peu de cratères). Leurs compositions chimiques sont similaires.
Venus possèdait probablement de grandes quantités d'eau mais elle s'est évaporée dans l'espace laissant la planète pratiquement sèche. La même chose serait arrivée sur Terre si elle avait été plus proche du Soleil.
A l'origine Vénus et la Terre étaient à peu près les même planètes ; elles ont évolué différemment essentiellement à cause de leur distance différente au Soleil.


Données:

Masse : 4.869e+24 kg (81% de la masse terrestre)
Rayon équatorial : 6 051,8 km (Terre : 6400)
Densité 5.25
Distance moyenne du soleil : 108 000 000 km
Période de rotation : -243 jours (rétrograde)
Période orbitale (année vénusienne) : 224,7 jours
Vitesse orbitale moyenne 35 km/s
Orbital eccentricity 0.0068
Inclinaison de l'axe 177,36 degrés
Inclinaison orbitale : 3,394 dégrés
Gravité 8,87 m.s-2 (terre 9.8)
Vitesse d'échappement : 10,36 km/s
Tempéraure moyenne 480°C
Pression athmosphèrique 92bars
champ magnetique nul, sans doute à cause de la lente rotation
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# Posté le vendredi 18 février 2005 02:05